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Stratégies

S

e Monde fascinant de la réalisation du succès sexonomique

Stratégies de la Marchéisation sexonomique I:

Dans le Chapitre Six, nos réflexions porteront sur deux thèmes, chacun desquels constitue une condition essentielle dans l'effort d'une femme ou d'un homme vers l'atteinte d'une sexualité personnellement comblée et d'une base matérielle
convenablement suffisante:

Conventions sexonomiques : Ensemble de principes et codes de conduites, dont la
connaissance forme une partie essentielle de la quête des hommes et des femmes de
réussir la marchandisation de leur sexualité.

Règles sexonomiques du jeu : Ensemble de règles reflétant le modèle
d'interaction entre les femmes et les hommes et par lequel les participants sont censés enchérir. De façon spécifique, ce thème élabore sur les trois situations suivantes:

Les règles s'appliquant de façon égale aux femmes et aux hommes
Les règles s'appliquant exclusivement aux femmes
Les règles s'appliquant exclusivement aux hommes.

Conventions sexonomiques :
Dans notre évaluation des règles de stratégies et de jeux sexonomiques, nous devons
reconnaître que certaines de ces conventions doivent être identiques autant pour les
femmes que pour les hommes, alors que d'autres sont dissemblables. Ce manque total de parallèle (une problématique importante, puisque la sexonomie considère les
femmes et les hommes totalement égaux en tout point sauf au niveau de la
manifestation physique de leur système reproducteur respectif) dérive de l'histoire et
peut être expliqué comme suit:

Jusqu'à un passé récent, les règles de conduite sociale en ce qui concerne les relations sexuelles entre les femmes et les hommes, reposaient sur la prémisse que les femmes étaient considérées comme des biens et que leur sexualité était officiellement monopolisée par leurs partenaires mâles de jure ou de facto. Réminiscences du féodalisme et de ses institutions, particulièrement du servage, sous la tutelle de religions et églises variées, les femmes étaient soit sous la tutelle légale de leurs hommes (empereurs, rois, patriarches, chefs tribaux, pères, maris) ou étaient considérées comme des biens gratuits, parmi lesquels seulement certains avaient la garantie de quelques droits et protections.

Même durant ces temps sinistres, des allocations compensatoires étaient accordées aux femmes de niveaux sociétaux élevés, dont la protection (de tous les hommes excepté le «protecteur» lui-même), les moyens d'existence, ainsi qu'un enterrement garanti en terre bénite, étaient jugés de la plus grande importance. De nombreuses guerres furent engagées et gagnées ou perdues à cause des femmes, les raisons variant de l'exercice de droits territoriaux des hommes sur les femmes, à la défense des «vertus des femmes» appartenant à une tribu ou à une autre nation contre les souverains et dirigeants abusifs. Tout au long de cette période, les hommes légiférèrent et renforcèrent les règles concernant le comportement des femmes: dans les Commandements, à travers les censures (seuls les hommes comptaient en tant
qu'«âmes»), et en leur refusèrent le droit de vote. Même si ces femmes étaient les
amoureuses, les conjointes et les mères de ces hommes, leurs lois ne les empêchaient pas seulement de communiquer directement avec Dieu (ou les dieux) mais les relayaient à un rôle de subalternes soumises, leur exigeant d'être chastes et
vertueuses. Une telle femme, vivant dans la peur de Dieu, ne regarderait jamais son
homme droit dans les yeux en lui parlant ou en lui faisant l'amour (excepté pour les
Tsiganes, femmes des arts, courtisanes, et putains).

Il était attendu que les femmes consentent aux mariages sans amour et elles risquaient littéralement leurs vies lorsqu'elles recherchaient à s'engager dans des relations amoureuses illicites. Pas étonnant alors que ces femmes aient développé, dans le plus grand secret, tout un tissu de liens qu'elles ont incorporé à leur mystique personnelle et qui les aurait aidées à surmonter les contraintes et à contourner les prohibitions. Ce réseau avait pour fondement les jeux de séduction et la manipulation de la sexualité individuelle ainsi que la reconnaissance que l'argent signifie et achète le pouvoir. En dépit des ordonnances du Vatican pour brûler les femmes fautives aux bûchers et des exécutions ordonnées par le roi (Henri VIII) ou respectivement le pape (Innocent VIII), la chasteté et la fidélité, particulièrement parmi les femmes au sommet, ne purent jamais être complètement respectées, une situation dont même les femmes d'ordres inférieurs commençaient à jouir en nombres toujours plus grands. Toutefois, dans la plupart des sociétés, la virginité demeurait un pré requis même un fois le vingtième siècle fortement entamé, comme si la nature avait conspiré contre les femmes en faisant de l'hymen une membrane exquisement délicate, irremplaçable une fois soumise à l'acte habituellement
cruel et violent de sa destruction.

À présent, le statut des femmes occidentales a changé, possiblement parce que les
guerres ont décimé un important nombre d'hommes et ont laissé le Moloch de l'ère
industrielle et du capitalisme sans main d'oeuvre suffisante. Les femmes ont été incitées à entrer rapidement et en très grand nombre sur le marché du travail avec des salaires moindres que ceux accordés aux hommes. Cependant, cette augmentation soudaine, massive et générale de leur pouvoir d'achat leur a octroyé un poids économique majeur dont la visibilité croissante allumera une mèche potentiellement explosive au sein de la classe politique. Leur émancipation s'en suivit, elles gagnèrent ensuite le droit au contrat privé, aux responsabilités financières personnelles, ainsi que le droit à une carte de membre pour ce qui n'était auparavant réservé qu'aux hommes et finalement, l'acceptation des femmes dans tous les marchés de biens et services ainsi que leur participation ouverte dans les cinq marchés sexonomiques. Plus de condamnation, de lapidation ni de femmes brulées aux buchés, plus de vierges ni de saintes. Protection, aide, et caractère sacré furent sacrifiés dans la bataille pour l'égalité des sexes. Les traditionnels piliers de dévotion et de la maternité furent remplacés par les intérêts personnels des femmes, incluant l'avortement sur demande. Les conventions morales et légales imposées par le code de respect selon lequel le droit personnel d'une femme d'être aimée et soignée par son propre homme fut rendu désuet à cause de la pagaille créée par l'engouement de toutes les femmes dans leur course pour trouver l'homme de leur choix – les luttes internes vicieuses des femmes plus jeunes contre les femmes plus âgées, la fille contre la mère, la femme célibataire contre l'épouse.

Dans la société traditionnelle, les femmes ont beaucoup souffert, mais la plupart d'entre elles n'ont jamais défailli à leur désir de donner et d'aimer ou de fournir un pont entre le Dieu Unique et l'humanité. Dans les temps modernes, les femmes sont devenues libres et ont entrepris l'émulation du modèle historique des hommes pourchassant les femmes: la chasse était ouverte, autant pour les hommes bons que pour les mauvais, une forme grossière de comportement n'ayant aucune retenue ni balise; les femmes semblent être devenues leurs pires ennemies.

La raison fondamentale de ce changement d'attitude de la part des femmes et de leur
«plan de jeu» se retrouve dans le lien entre la sexualité individuelle et les intérêts
matériels personnels: la rationalité étant la disposition calculée des trois propensions de la DAME LUSSEY et LUSSEY, en échange d'avantages matériels. Les DAMEs
LUSSEYs (des ordres les plus élevés) et les LUSSEYS (des ordres inférieurs) ont
toujours été perçues comme du miel pur par les hommes enchérisseurs dans leurs
ordres respectifs. Dans l'organisation sociale moderne, au sein de laquelle les hommes de la qualité sexonomique la plus élevée sont devenus l'exception, la rationalité des femmes contemporaines qui cherchaient à remplacer le traitement maléfique des femmes dans le passé nécessitait une stratégie sexonomique dans laquelle une femelle humaine devait rechercher comment arriver à la destruction des autres femmes compétitrices: la période où les femmes marchéisaient consciemment leurs corps s'ensuivit – sexe en retour d'un gain matériel personnel plutôt que pour trouver abri, consolation et sainteté.

Évidemment, comparer le passé au présent et réfléchir sur les causes et les effets de
cette transition, devrait nous permettre de comprendre pourquoi la sexonomie prescrit un nombre de conventions pour les femmes qui sont différentes des codes de conduites pour les hommes (comme nous allons le voir ci-dessous), malgré que les femmes et les hommes sont maintenant considérés non seulement avoir des droits égaux, mais également avoir accès à des opportunités égales de développement personnel.

L'existence d'un ensemble de différentes conventions est également expliquée par les
deux faits suivants, révélés par la réalité contemporaine: 1) L'augmentation du nombre de femmes par rapport aux hommes, particulièrement en région urbaine; 2) La croissance rapide continue de la distribution inégale des richesses. Le premier résulta en un conflit interne de plus en plus envenimé et vicieux parmi les femmes choisissant les hommes de plus haute qualité – résultant, en fait, en une diminution significative des coefficients d'évaluation sexonomique des femmes impliquées. Le deuxième pèse toujours lourdement en faveur des hommes, car les femmes, dans l'anticipation d'avantages matériels et de carrières où le «sexe acheté et vendu comptant» est toujours impliqué, offriront volontiers leurs corps à un rythme beaucoup plus rapide et avec beaucoup moins de conditions, que ne l'avaient fait leurs mères il y a à peine une génération.

Avant d'entreprendre la discussion concernant les conventions sexonomiques, nous
allons tout d'abord élaborer sur le contexte réel sur laquelle on s'attend à ce que
l'interaction sexonomique humaine (à tous les niveaux) ait lieu. Ce contexte est
composé d'un nombre de structures sociétales, de coutumes ainsi que de conditions,
desquelles nous allons énumérer les sept «paires» les plus importantes:


Honnêteté et intégrité : La sexonomie voit l'honnêteté et l'intégrité comme une
condition nécessaire fondamentale à la construction de liens autant à court terme qu'à
long terme. Toutefois, les faits historiques semblent contredire cette condition essentielle particulière dans la poursuite de stratégies et jeux sexonomiques: l'empressement sexuel et le calcul monétaire se sont avérés être de plus fortes motivations dans la propension sexonomique des partenaires à maximiser leurs utilités sexonomiques pour toute leur vie avec plus d'un seul partenaire, que l'aptitude à l'honnêteté et à l'intégrité. Seulement dans les cas exceptionnels d'«amour idéal» de femmes et d'hommes (amour totalement dépourvu d'amour de soi, d'intérêt matériel et du désir de partenaires sexuels extérieurs), l'honnêteté et l'intégrité l'emportent.

Propreté et hygiène : L'évaluation sexonomique des femmes et des hommes présume qu'ils sont en santé et que leur soin corporel implique des standards modernes de bain et de diète. Elle reconnaît également l'existence de l'amour altruiste et sa dévotion dans la recherche d'une cure pour les handicapés, les malades, et les infirmes quoiqu'elle considère ces cas comme une exception et, par conséquent, appartenant à l'extérieur du cadre de compétition dans les marchés sexonomiques. Un état de santé normal n'accorde à l'individu aucun boni d'évaluation et ne commande aucun prix spécial de récompense. Il est cependant une condition nécessaire fondamentale, parce que les jeux sexonomiques peuvent être terriblement épuisants et les gagnants sont habituellement les plus endurants. La sexonomie voit aussi l'hygiène personnelle comme une tentative de mise en valeur de la boutique corporelle personnelle qui inclue la jouissance des fragrances naturellement induites par le fait de faire l'amour, et non pas d'assujettir l'être aux dictats du culte cosmétique.

Responsabilité et confiance : Même si plusieurs philosophes sociaux soutiennent que la sympathie, l'approbation, et un sens du jeu équitable forment les bases des
conventions sociales viables, les marchés sexonomiques démontrent que la sexualité
humaine marchéisée résulte en une lutte où tous les coups sont permis, aboutissant
dans une mêlée générale, quoique d'apparence beaucoup plus civilisée dans les ordres supérieurs. La sexonomie n'est seulement que trop consciente que la tromperie et la traîtrise ne sont que deux des aspects largement pratiqués des jeux sexonomiques. Cependant, elle désire poser en thèse que, pour qu'une relation soit durable à long terme, la responsabilité et la confiance sont des éléments essentiels que les partenaires doivent partager s'ils veulent être ensemble et demeurer ensemble. Dans l'évaluation sexonomique des femmes et des hommes, ces deux caractéristiques de comportement fournissent non seulement une réelle augmentation mais, constituent également un puissant outil de marchandage. Alors que les hommes, particulièrement les plus âgés ayant des moyens substantiels, sont vus par les femmes – particulièrement par l'ensemble des plus jeunes – comme appartenant à la catégorie des hommes «dignes de confiance», il y a une croyance très répandue comme étant une évidence prouvant que les femmes sont plus disposées à accorder leur confiance que les hommes et que les jeunes femmes sans éducation tombent plus facilement entre les mains d'hommes prédateurs.

Valeurs monétaires et pécuniaires : La sexonomie n'est que trop consciente que
l'argent achète le sexe et le pouvoir. Elle présume que les femmes et les hommes utiliseront l'argent comme un médium pour se sécuriser dans un bonheur sexonomique plus élevé. Mais elle ne considérera jamais l'argent comme le but ultime des aspirations de vie des partenaires: la raison humaine, en quête d' «amour pur», l'emportera toujours sur l'avidité et l'avarice (du moins on l'espère). Il en est ainsi parce que l'argent, ainsi que le sexe, possède une valeur décroissante, selon son taux de disponibilité et de consommation: les dollars supplémentaires seront toujours estimés de moindre valeur que ne l'étaient les avoirs précédents – tout comme la jouissance de partenaires sexuels supplémentaires. Dans chacun de ces deux cas, avec une consommation excessive, l'évaluation tendra à diminuer jusqu'à zéro – menant à la dépréciation totale de la ligne de coeur du bonheur sexonomique individuel.

Vertiginuosité et stabilité : Ces termes impliquent l'incertitude soulevée par nos
tentatives d'atteindre le plus haut niveau de bonheur sexonomique. L'atteinte de la
dimension de cette qualité dépend de l'ampleur du risque que comporte la quête d'un
enchérisseur sexonomique pour développer et mettre en marché avec succès, son
ensemble complet de dons sexonomiques, particulièrement l'irrésistible sex-appeal,
l'adaptabilité de sa capacité à raisonner ainsi que son esprit concurrentiel. La poursuite d'une stratégie sexonomique réussie n'est seulement possible qu'au sein d'une société ayant évolué de l'aire initiale de superstition et d'ignorance préhistorique, suivit de la longue période de règne d'après les Commandements et prohibitions – tel qu'imposé par les religions et les églises variées – vers la période d'Illumination et d'Utilitarisme, jusqu'à son statut culturel contemporain florissant de respect envers la liberté individuelle, la responsabilité et la Charte des Droits Humains. Uniquement au sein d'une telle société mature, les femmes auront droit à une opportunité égale de développer leurs dons sexonomiques innés et acquis ainsi qu'au plein contrôle de leur sexualité.

Toutefois, en dépit de l'avancement du droit des femmes, la vertiginuosité féminine
demeure toujours un sérieux problème. Il en est ainsi parce que seules très peu de
femmes furent en mesure d'accéder au niveau de leur propre apogée sexonomique
personnel, en effet, la plupart des femmes sont demeurées incapables de se dégager
des doubles standards et des discriminations. En résultat, on peut en conclure qu'elles
sont soumises au complexe de vertige. Excepté pour les femmes-Lotus et les hommes-Quintessence, la plupart des autres êtres humains éprouvent de grandes difficultés à faire face et à surmonter les trois vertiges que comporte leur quête à augmenter leurs fonctions d'utilité sexonomique et à s'élever vers l'ordre supérieur immédiat; ces trois vertiges sont les suivants : le latéral, l'objectif et le subjectif.

Le désordre du vertige latéral est marqué par un membre d'ordre inférieur cherchant à améliorer son évaluation sexonomique mais étant retenu par les autres membres de son ordre: plus une personne essaye, plus les autres la retiendront. Ces chaînes ne peuvent être brisées à moins qu'un énorme effort d'accélération ne soit entrepris, un effort qui requiert une immense quantité d'énergie et laisse souvent ce genre de personne-d'ordre dans un état de confusion et d'épuisement prolongé.

L'état de vertige objectif est rencontré par une personne d'ordre-inférieur qui fut capable de monter vers l'ordre supérieur immédiat, mais qui découvre ensuite qu'elle/il est confronté à un milieu sexonomique beaucoup plus concurrentiel, dans lequel les membres de l'ordre supérieur semblent être engagés dans la poursuite incessante du «nouvel arrivé», comme s'ils étaient déterminés à forcer son retour vers le bas. Exposé aux termes de «parvenu» ou «grimpeur social» ainsi que continuellement testé, et souvent sans pitié, le nouveau venu fait l'expérience de symptômes typiquement causés par le stress et la précarité: un tournoiement qui s'intensifie lorsque les membres de son nouvel ordre l'entourant augmentent en nombres et menacent de rétrécir son champ d'énergie personnel. Puisque les humains d'ordre supérieur s'approprient plus d'espace pour respirer et qu'ils ne sont vraiment pas prêts à partager ou à renoncer à une partie de cet espace volontairement, les nouveaux venus se retrouvent souvent expulsés de force, et plusieurs d'entre eux n'auront d'autres choix que de redescendre vers leur
ordre inférieur précédant.

Le vertige subjectif est éprouvé principalement par les femmes-Art et les hommes-
Dentelle, les femmes-Conque et les hommes-Vulpin, ainsi que les femmes-Polype et les hommes-Girandole. Ce phénomène est causé par la distance verticale, souvent
immense, entre leur ardente pression biologique de trouver la satisfaction sexuelle
versus l'utilisation de leur raison dans la poursuite d'un bien-être matériel grandissant. La sexonomie reconnaît que la plus rare de toutes les qualités de l'existence humaine est un partenaire parfaitement compatible pour toute la vie. En conséquence, la stratégie sexonomique demande à ce que nous nous engagions dans la recherche d'un partenaire d'une telle magnificence, et à ce que nous fassions de notre mieux pour retenir ce partenaire une fois que nous l'avons trouvé. Étant ce que nous sommes, nous sommes souvent tentés de chercher un partenaire d'ordre supérieur. Ce faisant, nous désobéirons souvent, comme le prouvent les études bien documentées sur nos modèles de comportement, aux règles concernant les droits acquis des autres, et lutterons avec une rageuse détermination pour conserver ce qui nous apparaîtrait être notre compagnon(gne) «idéal(e)». C'est donc sur cette toile de fond où «tous les coups sont permis» que la mise en marché de notre sexualité en échange de celle de quelqu'un d'autre résultera en vertige subjectif: une situation nous coinçant entre deux pressions contradictoires en nous-mêmes, l'introïtive et l'extroïtive. Ces pressions doivent être équilibrées si nous ne voulons pas nous empêtrer dans les mouvements rotatifs de plus en plus rapides et éventuellement incontrôlables de nos corps et esprits. La sensation de vertiginiuosité peut être diminuée et éventuellement neutralisée seulement si notre stratégie sexonomique trouve l'équilibre approprié entre la primauté de la raison humaine et l'ardent désir biologique d'atteindre la satisfaction sexuelle.

Propriété et territorialité : L'extension horizontale du lien explosif entre la raison et la sexualité, cet aspect du comportement humain est en lien avec la possessivité humaine: une fois que nous nous sommes assurés de conserver le présumé partenaire idéal, nous procéderons à la protection de notre investissement (nos droits en tant que propriétaire) contre les intrus potentiels. Contrairement à notre propre phase préhistorique de «chasse», au moment où nous désobéissions aux codes de
comportement et aux conventions non écrites, à cette étape (le monde contemporain), nous ne sommes seulement que trop désireux d'invoquer l'exigence de la loi et son intérêt manifeste à maintenir l'équilibre social, en sécurisant et en retenant un monopole sexuel personnel. Le mariage a toujours été vu comme la jouissance privilégiée et protégée d'un brevet, d'un statut de monopole, du mari sur l'épouse et des parents sur leurs enfants – une condition nécessaire essentielle à la survie du tissu social. La sexonomie perçoit la territorialité, non seulement comme une propension naturellement égale, inhérente aux femmes et hommes, mais aussi comme une force explosive inhérente - la «bête» dans chacun de nous! -. La territorialité est le déclencheur émotionnel du soi-disant «crime passionnel». La territorialité ne peut être ni pleinement contenue, ni soumise de manière fiable au pouvoir de la raison humaine. Pas étonnant alors que dans les stratégies et jeux sexonomiques, cette poussée inhérente et très puissante soit considérée comme une force potentiellement plus déstabilisante, une qui testera souvent les limites de la rationalité des femmes et des hommes sexonomiquement en compétition.


Loi et Ordre : Les lecteurs doivent avoir remarqué jusqu'à présent que le comportement sexonomique des femmes et des hommes n'est pas entièrement conforme avec les systèmes existants de la loi et de l'ordre, si on entend par cela, le respect de l'exigence de la loi et l'adhérence à l'ensemble des standards moraux sur lesquels tout système légal déclare être fondé. Dans notre société, la loi et l'ordre reflètent un mélange de valeurs judéo-chrétiennes (présentement dans un état de transition encore plus prononcé que jamais auparavant dans l'histoire du passé, mais tout comte fait, une transition beaucoup plus paisible vers un monde séculaire perçue comme beaucoup plus civilisée), de tactiques de groupes de pression oligarchiques, et d'affranchissement de la masse (femmes incluses). Dans cette situation, la famille a toujours été – et elle l'est encore – considérée comme le microcosme de la stabilité sociale, le fondement de la stabilité, une cellule de la société dont la protection justifia la conception de notre système légal. Dans le passé (jusqu'à il y a environ quarante ans), les liens familiaux étaient considérés viables et suffisamment forts pour soutenir la famille à travers les pressions de l'industrialisation, des guerres, et des cycles économiques, peut-être parce que les épouses fournissaient la fibre morale et l'engagement alors que les époux y apportaient les atouts financiers et matériels. La tromperie et l'infidélité ont toujours existé, mais en tenant compte de la prémisse de base que la famille devait être soutenue et maintenue, phénomène issu du fait que la plupart des épouses malheureuses n'avaient tout simplement pas d'autre alternative.
Toutefois, durant et depuis la Seconde Guerre mondiale, la sexonomie de l'interaction
humaine commença à prendre la forme d'un mode de prédation, le rapport sexuel en
tant que proposition d'affaires fût pratiqué ouvertement en tant que phénomène de
masse, tant chez les femmes que chez les hommes. Les femmes, en quête de droits
égaux (incluant la liberté sexuelle prénuptiale en tant que nouveau standard de
comportement social), entrèrent sur le marché du travail dans la quête de se garantir
une indépendance matérielle qui leurs permettrait une indépendance et liberté sexuelle (en tant que l'alternative rationnelle présumée à l'expérience dégoûtante et
déshumanisante de devoir faire l'amour sans consentement dans les liens du mariage).

Toutefois, cette envie d'être libre égalitairement et, par conséquent, capable de
poursuivre les plaisirs intimes selon ses termes personnels, engendra une pratique du
« tous les coups sont permis dans la mêlée générale » pour tous les hommes, une
situation brutalement compétitive dans laquelle chacune des femmes participantes
cherchera à réaliser ses priorités sexonomiques particulières.

Ainsi naquit l'ouverture de la saison de la chasse aux hommes. Il en résulta bientôt une augmentation de l'inobservance des valeurs fondatrices du système établi de la loi et de l'ordre. Comment les hommes répondirent-ils? Ces hommes, qui avaient été les créateurs du système traditionnel, ont-ils pris le pas en exprimant ouvertement leur appui en la faveur de la liberté totale et de l'indépendance des femmes? En général, la plupart d'entre eux l'ont fait, incluant la plupart des créateurs de lois – puisqu'ils sont devenus les bénéficiaires nets de ce puissant processus de libération de soi des femmes. Jamais auparavant dans l'histoire – et en particulier depuis 1950 - les hommes en si grand nombre et si ouvertement ne furent capables de s'engager dans la fornication avec un si vaste débordement de femmes et d'imposer leur sexualité si librement – avec toutefois la conséquence d'une rapide diminution vers zéro de l'évaluation sexonomique de leurs LUSSEYs. Cette offre publique massive de la sexualité féminine (quoique comprenable et même justifiée suite aux centenaires de répression) traversa toutes les barrières de classes et de niveaux d'éducation. Non
seulement il en résultat l'apport de filles toujours plus jeunes sur le marché sexonomique - allant jusqu'aux années précoces de l'adolescence, mais il fut également étendu bien au-delà de l'étape de la ménaupose des femmes matures, ternissant de ce fait l'image traditionnelle de la grand-mère aux cheveux blancs et aux allures de sainte, pour laquelle la ménopause représentait le signal personnel de Dieu de mettre un terme à ses activités de pécheresses si elle voulait se qualifier pour la promotion directe vers le « Paradis » sans avoir au préalable à subir une pénitence substantielle lors d'un séjour au «purgatoire».

Quoique la sexonomie admet que «l'amour pur» eut été l'une des motivations du débordement de la sexualité des masses (voir p. 1), elle soutient que l'augmentation rapide de la proportion des femmes manifestant le désir de s'engager dans une relation, pourrait être liée à leur stratégie téléologique, d'une part, de vouloir se rendre égales aux hommes : "fornication induite par le désir ardent" (voir p.1), d'autre part, de s'assurer les gains matériels qui leur permettront d'acheter et de jouir d'une liberté sexuelle non mitigée. Dans cette évolution, la vision traditionnelle selon laquelle les hommes fournissaient aux femmes la sécurité matérielle toute leur vie et seraient traités en retour comme des sujets méritant dévouement et soins, à défaut d'amour également, fût redirigée vers l'orientation rationnelle de l'exploitation des hommes en tant qu'objets matériels. Le processus de transformation des hommes en «objets sexonomiques» ne fut pas l'intention des prophétesses d'origine et des porteuses de standards de la libération des femmes. Leur intention était de réussir à libérer les femmes à tout jamais du devoir de faire l'amour sans désir véritable ou consentement de restaurer et faire respecter pleinement leur dignité en tant qu'être humain. Néanmoins, une situation inattendue survint, dans laquelle les femmes se retrouvèrent «libre de choisir» les hommes qui leur plaisaient, soit uniquement pour le sexe ou comme partenaires à long terme.

En comptant particulièrement sur la faiblesse des hommes pour le «miel», ou leur désir induit biologiquement, les incitant à profiter de la propension innée à la conception et à la livraison d'une DAME LUSSEY, plusieurs femmes se sont mises à extorquer des hommes le plus grand bénéfice matériel possible, en s'attendant à ce que l'évaluation sexonomique des LUSSEYs massivement marchéisées demeure élevée. Toutefois (et après la période initiale d'enthousiasme pour tout ce sexe gratuit), l'opposé survint: les hommes, leurs corps et leur psyché de plus en plus fatigués, commencèrent à percevoir la manifestation ouverte de l'attitude matérialiste des femmes. En conséquence, un «marché de vendeurs» émergea rapidement: l'évaluation sexonomique des hommes s'élevait alors que celle des femmes diminuait. Au lieu de justifier et de confirmer l'envie de la pleine égalité des femmes en détruisant les disparités du passé par un processus de changement légal au niveau de la structure traditionnelle de la loi et de l'ordre, le monde des femmes dut faire face à la critique montante de la débandade sexuelle car, on considéra qu'elle menaçait la structure de nos institutions et de leur plus précieux microcosme, la famille. La chasse à l'homme fût conduite avec un désintéressement grandissant de «l'amour pur», particulièrement dans les marchés sexonomiques d'ordre inférieur; le plaisir sexuel particulièrement privé en échange de bénéfices matériels grandissants remplaçait la stable – quoique loin d'être parfaite – institution sociale du mariage et l'assouvissement immédiat des appétits sexuels, l'infidélité effrénée et le haut taux de divorce remplacèrent le sens de l'engagement à long terme – par conséquent, la structure familiale fut assujettie à l'anarchie sexuelle, menaçant les impératifs moraux traditionnels de l'ancien ordre social (comme nous le révèlerons cibas, dans les Conventions Sexonomiques).

Règles du Jeu Sexonomique :

Comparée à la toile de fond des coutumes et structures sociétales existantes, la
sexonomie envisage trois ensembles distincts de "règles du jeu":

1. Les règles s'appliquant également aux femmes et aux hommes

Règle de la raison : Ayant atteint des standards d'éducation plutôt élevés, on s'attend à ce que la raison, des femmes et des hommes engagés dans la stratégie et les jeux sexonomiques, prévale sur leur désir charnel. Cette règle fait suite à la prémisse selon laquelle la sexualité et les intérêts personnels matériels sont inséparables. La dignité d'être humain requiert que la rationalité humaine ne permette pas au désir sexuel de devenir la force dominante des interactions entre femmes et hommes. Nous ne parlons pas ici de la répression des pulsions sexuelles, mais bien d'un système d'orientation qui saura transformer les attentes face au plaisir sexuel en fonction des conditions matérielles. L'exemple classique de l'application de cette règle peut être retrouvé dans une situation typique de l'interaction sexonomique humaine et fût par ailleurs mentionné plus tôt dans ce livre: on s'attendra à ce que les femmes et les hommes choisissent un(e) partenaire mieux nanti(e) plutôt qu'un(e) moins nanti(e), si toutes les autres qualifications et caractéristiques personnelles sont jugées identiques. Le fait de ne pas adhérer à cette règle impliquera que l'individu est incapable de gérer ses propres pulsions sexuelles, ce qui entrainera la diminution de la fonction d'utilité sexonomique personnelle tout au long de sa vie.

Règle de la sexualité : Puisque la sexualité humaine est l'une de nos trois dispositions naturelles fondamentales (de laquelle nous provient le droit naturel de chercher à maximiser notre plaisir sexuel), la sexonomie se déclare en faveur d'un programme par lequel, commençant tôt dans l'adolescence, les femmes et les hommes auront l'opportunité d'apprendre la sexualité, d'étudier ses aspects satisfaisants ainsi que ses difficultés, et de s'engager dans des sessions à l'intérieur desquelles l'atteinte du plaisir sexuel maximal sera démontrée. En tant que pulsion naturelle guidée par la raison vers sa gestion raffinée et habile, la sexualité humaine est perçue comme une force éternellement créative. Sa suppression (comme le démontre l'historique) renforcerait, non seulement le malaise du comportement dégénéré, mais continuerait également d'imposer une diminution du bien-être et du bonheur chez les individus et la société.

Règle de la civilité : Jusqu'à maintenant dans notre discussion, l'enthousiasme
sexonomique des femmes et des hommes a été présenté comme une force primaire
que la libération sexuelle, depuis les années 1950, exprima de manière injuste et même prédatrice. Néanmoins, l'expérience humaine démontra l'existence, même dans les pires compétitions, de certaines règles du jeu et certains types de comportement à travers tous les marchés que la sexonomie souhaite appeler «les règles de la civilité». La sexonomie considère que tous les partis impliqués dans des stratégies adhéreront aux règles de la civilité, moyen par lequel l'intensité de la souffrance de ceux qui se retrouvent les «perdants» sera plus que contrebalancée par le bonheur accru des «gagnants». Ces pratiques vont comme suit:

Attitude Chevaleresque : Une fois que vous avez battu un autre individu compétiteur, vous ne devez pas procéder à la destruction de sa dignité en tant qu'être humain;

Engagement à l'égalité : Une fois que vous avez réussi à trouver votre partenaire
sexonomique idéal, vous maintiendrez l'engament à l'égalité en tant que cours naturel
des événements, autrement l'union en souffrira et vous échouerez dans la maximisation de votre bonheur sexonomique conjoint (fonctions d'utilité sexonomique). Cette règle s'applique naturellement à tous les partenaires et permet une certaine flexibilité, puisque même les partenaires les plus idéaux, des ordres inférieurs à ceux des femme-Lotus et des homme-Quintessence, manifestent des imperfections au cours du temps. Si une relation devait être rompue, cette règle permettrait rapidement à chacun des partis de reprendre sa quête sexonomique et de renouer avec une chance de succès beaucoup plus grande.

Pratique de la générosité : gagnants ou perdants, la plupart d'entre nous vivent des hauts et des bas au cours de notre vie. En conséquence, cela fait beaucoup de sens de tenter de diminuer la souffrance et l'inconfort personnels possibles, en démontrant, en public, une attitude de « noblesse oblige » vis-à-vis ceux qui sont bas, mais pas tout à fait éliminés (ce qui peut certaines fois nous inclure nous-mêmes).

Sens de la dévotion : Pour exceller dans nos stratégies, nous devons nous engager à les concrétiser avec succès. Dans les jeux sexonomiques, la réussite signifie, non
seulement d'avoir trouvé notre partenaire idéal, mais aussi de rechercher à tirer de cette relation un bénéfice égal à long terme pour chacun de nous. Le sens de la dévotion signifie que nous sommes prêts à donner et à recevoir mais, que nous sommes principalement et surtout prêts à donner plus qu'à recevoir. Évidemment, cette attitude s'applique seulement à notre partenaire et non à ces hommes contre lesquels nous devons compétitionner en cherchant à sécuriser nos partenaires préférées pour nousmêmes.

Passion de la liberté : puisque la liberté est le message essentiel de la sexonomie,
nous devons, dans nos stratégies et jeux sexonomiques, assurer l'atteinte de cette
qualité de la liberté à notre partenaire ainsi que nous chercherons à l'obtenir d'elle/de lui. Alors qu'il serait peu probable que nous souhaitions être aussi généreux dans nos
négociations avec nos compétiteurs, nous devons prendre conscience qu'entraver la
liberté des autres résultera éventuellement en l'asservissement de tous. Nous devons
aussi nous souvenir que rien ne rend la compétition aussi stimulante pour l'esprit (et la compétition sexonomique aussi fascinante) que d'accorder aux autres les mêmes
libertés dont nous souhaiterions jouir si nous voulions nous dévouer avec succès à
l'atteinte de la réussite sexonomique personnelle maximale. Toute liberté a son prix,
mais il est garanti que le coût lié à l'entravement de la liberté d'autrui de représenter sa rationalité sexonomique est encore plus élevé.

Calcul de la Préférence Pécuniaire : sexonomica postule que la fonction première de l'argent (billets; biens de différents degrés de liquidité) est de satisfaire l'entière étendue des désirs humains: l'utilité primaire de l'argent gagné est de le dépenser intelligemment afin d'augmenter le bien-être matériel ainsi que de s'assurer des retours à long terme sur nos investissements. La sexonomie ne considère pas l'argent comme un but, mais simplement comme un moyen de circulation, un moyen liquide agissant en tant que lubrifiant dans notre élan personnel vers le bonheur. Dans la sexonomie, l'argent est lié à la sexualité en tant que pouvoir d'achat parce qu'il sert de moyen au contentement du désir sexuel en offrant la possibilité de « payer et emporter »; tandis que l'argent en tant que fonds de capitaux sexonomiques sert de base à notre investissement à long terme dans une relation satisfaisante pour toute une vie. L'investissement dans le perfectionnement de la sexualité est inné dans la raison humaine. La sexonomie allègue qu'il est rationnel de reconnaître les opportunités et de soupeser leurs significations alternatives, d'estimer leurs ratios de coût-bénéfice et de calculer leurs probabilités de succès (ou d'échec).

L'amour humain peut être considéré comme un motif intrinsèque, parce que l'on soutient que l'amour normal (au contraire des femmes et des hommes qui «aiment trop») est pleinement compatible avec le processus rationnel du développement de notre sexualité et que, lors de ce processus, notre capacité d'amour inné en sera même rehaussée. En pratique, il apparaîtrait logique de s'attendre à ce que l'amour dans sa manifestation historique et poétique (incluant la chimie appropriée) soit rendu encore plus spirituellement nourrissant si les deux partenaires considèrent l'environnement matériel satisfaisant, prometteur et gratifiant. La convention des préférences pécuniaires signifie que les joueurs des marchés sexonomiques connaissent l'argent, sa valeur, et savent manier les deux. La convoitise irrationnelle de l'argent est aussi inutile à la sexonomie que l'amour irrationnel des humains (l'amour désintéressé totalement pur; l'amour totalement dépourvu de raison).

Dicton de préférence temporelle : Puisque les humains sont mortels, sexonomica met un accent spécial sur la dimension temporelle de l'amour humain. Il en est ainsi parce que nos fonctions de bonheur sexonomique ne peuvent être maximisées si nous ne prenons pas conscience du temps qui passe – et de son coût. Cette règle combine le besoin pressant, la conscience du sacrifice, ainsi que le calcul du plaisir. Le sens du besoin pressant provient de la chaleur ardente immédiate (nous avons absolument besoin de forniquer, quoique cela pourrait devenir très couteux); mais c'est aussi une expression d'impatience et d'agitation (si, lors de la quarantaine, nous n'avons pas encore trouvé le «bon» partenaire). La dimension temporelle de la conscience du sacrifice se manifeste de deux façons. La première concerne notre quête d'un lien permanent et durable avec un partenaire (laquelle exclut la présence un autre partenaire permanent en même temps); la seconde se rapporte à l'élément du temps impliqué dans notre cycle de vie: au fur et à mesure que nous vieillissons, nous réfléchissons sur nos relations passées et ne sommes que trop conscients que «notre temps» s'épuisera bientôt, ayant pour résultat le possible engagement des femmes et hommes dans des relations de dernière minute, ce qui peut devenir très insatisfaisant et coûteux.

Plus l'empressement du besoin de tels assouvissements instantanés sera grand, moins nous nous élèverons de façon satisfaisante à notre calcul du plaisir – l'instrument enregistrant comment nous procédons dans le sens sexonomique et dirigeant l'individu à l'amélioration de sa performance (s'il y a mécontentement de la part du partenaire). La sexonomie présume que la plupart des femmes et des hommes plus âgés, particulièrement ceux dont la sexualité demeura dormante ou sous-exploitée, chercheront à combler ce manque en dépensant beaucoup d'énergie et des biens considérables afin de «rattraper le temps perdu», habituellement tout en se tournant vers l'ensemble d'hommes et de femmes plus jeunes.

2. Les règles qui s'appliquent seulement aux femmes

Comme nous avons déjà souligné les problèmes sexonomiques fondamentaux auxquels les femmes modernes font face (pp. 15-18), permettons-nous d'accentuer une autre observation très importante: les femmes vieillissent physiquement plus rapidement que les hommes. Ce fait, en dépit des grandes avancées de l'hygiène et de la médecine, représente un handicape grandissant dans les stratégies et jeux sexonomiques (comme nous allons le voir plus bas). Nous devons aussi mettre l'accent sur le fait que les femmes plus âgées sont beaucoup plus menacées par la compétitivité des femmes plusjeunes que ne le sont les hommes plus âgés par la combativité des hommes plus jeunes. Ajoutant à ces considérations le fait qu'avec l'âge le ratio de femmes par homme disponible augmente et que les femmes s'appauvrissent, nous nous accordons pour dire qu'il y a des règles de jeu auxquelles les femmes adhèrent instinctivement et qu'elles auront tendance à les renforcer par la force vive de leur intelligence naturelle.

Règle du miel : les femmes de l'ordre supérieursavent qu'en leurs DAME LUSSEYs se trouvent, non seulement quelque chose de la plus grande préciosité intrinsèque mais également, une commodité qui se vendra au plus haut prix si elle est mise en marché avec soin et exclusivité. La DAME LUSSEY est un miel auquel les hommes normaux ne peuvent absolument pas résister, particulièrement si elle est offerte dans environnement plaisant, stimulant et complètement approprié. Si seulement toutes les femmes pouvaient comprendre qu'au niveau approprié de sophistication, la plupart des hommes préfèrent la qualité supérieure de la DAME LUSSEY à un vagin dans son état primitif, et qu'ils offriraient une valeur beaucoup plus élevée en échange. Malgré le fait que l'évaluation générale faite par les hommes de la DAME LUSSEY, de sa propension à la séduction et de sa fonction de conception-et-livraison, change en fonction de ses aptitudes au plaisir luxuriant, sa notation totale sera toujours élevée puisqu'elle est mise en marché avec une infinie prudence et des airs d'exclusivité. Dans ce sens, «la règle du miel» signifie simplement que toutes les femmes peuvent accroître l'évaluation de leur sexualité si elles reconnaissent que la qualité de ce miel doit être maintenue très élevée, mettant en évidence le fait que le vagin d'une femme n'est pas seulement sa marchandise la plus rare, mais appartient uniquement à sa propriétaire naturelle. Même si le nombre des hommes est moins élevé que celui des femmes, la logique de la rationalité sexonomique exige que les femmes compétitrices ne se sous-enchérissent jamais entre elles, autrement elles causeraient des pertes dans toutes leurs évaluations et souffriraient de la conséquence d'une chute de leurs fonctions d'utilité sexonomique, de la déconsidération, et probablement même d'une surexploitation.

Règle du chat : La plupart des femmes savent que courir après les hommes peut nuire à leur intérêt personnel en ce sens que cela mènerait à une situation dégradante. Une certaine attitude distante, un style raffiné pour la qualité et l'apparence d'exclusivité sont des caractéristiques de «La Règle du Chat», qui constitue une clé importante dans les conventions de celles qui marchéisent leur sexualité. Après tout, attraper aléatoirement des souris lorsqu'elles arrivent en courant pourrait bien être le passe-temps naturellement conditionné d'un chat. Cependant, attraper des hommes, particulièrement ceux qui sont rares et de première sélection, requiert beaucoup plus qu'une propension innée: puisque cela implique la sexualité, cela doit être une entreprise créative qui mènera à un festin valable et à un processus de couvaison sur une longue période de temps. Les crocs et les griffes devraient uniquement être utilisés pour prévenir les avances des femelles les plus prédatrices.

Si vous désirez discuter sur ce sujet, partager votre point de vue, communiquez avec le Dr. Adalbert Lallier: lieux0525@hotmail.com

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